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Analyse du Processus.
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1-Le hasard de la découverte.
A l'époque, j'écoutais souvent de la musique au moyen d'un casque Hi-Fi. Je me suis aperçu un jour que je chantonnais
sans m'en rendre compte. Alors que d'habitude je me fatiguais très vite la voix parlée comme chantée, avec le casque
sur les oreilles je pouvais chantonner sans me fatiguer. En ôtant le casque pendant que je chantonnais, j'ai constaté
que j'avais une toute petite voix; par contre, elle était claire.
J'en ai conclu que, sans le casque je forçais ma voix sans m'en rendre compte, tandis qu'avec le casque sur les oreilles
ma voix ne donnait pas plus qu'elle ne pouvait.
2-La voix : un système régulé.
La production de la voix est gérée par un système automatique ayant deux modes de régulation :
A-Régulation par le résultat.
Il est fixé une intensité sonore que le système cherche à atteindre coûte que coûte. Si l'instrument vocal n'a pas ou
n'a plus la possibilité physique d'atteindre ce résultat, il se produit automatiquement un forçage de la voix.
L'importance de ce forçage vocal est directement fonction de la différence entre, d'une part, l'intensité sonore que la
voix cherche à atteindre et, d'autre part, celle qu'elle peut produire.
B-Régulation par les moyens.
En empêchant les oreilles d'entendre la voix (avec le casque), on déconnecte le système de régulation qui provoque le
forçage. La voix qui en résulte est produite sans effort et sans déclencher les sensations pénibles amenées par le
forçage.
Ce sont les sensations qui régulent alors la voix.
Dans ces conditions, un système de régulation industriel produirait au contraire un forçage maximum.
Chez l'être humain, le système de régulation fonctionne exactement comme son homologue industriel, sauf que, en dessous
d'un certain seuil de transmission du retour d'information (par les oreilles), le système de régulation se déconnecte
et bascule dans un autre mode de fonctionnement : c'est le
fonctionnement paradoxal du système de
régulation.
3-Comment fonctionne une régulation.
Par exemple, on veut obtenir d'un moteur électrique qu'il tourne à une vitesse constante. Pour cela, on va d'abord lui
fournir l'énergie nécessaire à travers un dispositif permettant de contrôler cette fourniture d'énergie. Un autre
dispositif va mesurer sa vitesse de rotation et donner le résultat de la mesure sous une forme utilisable, par exemple
un nombre de Volts proportionnel à la vitesse de rotation du moteur. Admettons que l'on veuille faire tourner ce moteur
à une vitesse constante de 1500 tours par minute et qu'à cette vitesse là le dispositif de mesure donne exactement
10 volts. C'est cette valeur de 10 volts qui nous permet en pratique de savoir que le moteur tourne bien à 1500 T/mn.
Cette valeur de 10 volts est appelée
VALEUR DE REFERENCE.
Pour savoir si le moteur tourne à la bonne vitesse, on compare le nombre de volts que donne le dispositif de mesure à
la Valeur de Référence. Si le nombre de volts est égal à la Valeur de Référence, le moteur tourne à la bonne vitesse,
s'il est en dessous de la Valeur de Référence, la vitesse est trop faible, s'il est au-dessus la vitesse est trop élevée
.
Ensuite, on utilise la différence entre le nombre de volts donnés par le dispositif de mesure et la Valeur de Référence
pour commander le dispositif de contrôle de l'énergie fournie au moteur afin de corriger sa vitesse de rotation :
1-Nombre de volts : 10; la différence est 10-10 = 0, pas de correction.
2-Nombre de volts : 12; la différence est 10-12 = -2, le moteur tourne trop vite, on le ralentit.
3-Nombre de volts : 8; la différence est 10-8 = +2, le moteur tourne trop lentement, on l'accélère.
Le dispositif qui compare le résultat de la mesure avec la Valeur de Référence et en calcule la différence s'appelle
un
COMPARATEUR. C'est le cœur de tout système de régulation. Il est très important de bien
comprendre comment il fonctionne et de le retenir.
Regardons l'illustration REGULATION.:
Dans la voix, l'énergie est fournie par les poumons, le contrôle de l'énergie se fait grâce aux muscles abdominaux,
les oreilles mesurent le résultat et le transmettent au comparateur que nous avons dans le cerveau. J'ai figuré le
fonctionnement du comparateur au moyen d'une balance, en réalité ce sont des neurones comme vous l'aurez compris. Le
tas qui se trouve sur le plateau de droite de la balance figure le nombre de volts de notre exemple précédent.
- Niveau sonore de la voix conforme à ce qui est fixé.
Le tas est égal à la Valeur de Référence, la balance est en équilibre,aucune correction de la commande.
- Niveau sonore supérieur à ce qui est fixé.
Le tas est plus lourd que la Valeur de Référence, la balance penche à droite et pousse le levier qui diminue
l'énergie.
- Niveau sonore inférieur à ce qui est fixé.
Le tas est plus léger que la Valeur de Référence, la balance penche à gauche et tire le levier qui augmente
l'énergie.
RESUME
Lorsque l'on doit obtenir un résultat constant d'un procédé, le plus efficace consiste à mesurer le résultat produit
et à comparer cette mesure à la Valeur de Référence. La différence entre la mesure et la Valeur de Référence est
utilisée pour corriger le résultat.
Dans ce système, on ne peut modifier le résultat qu'en changeant la Valeur de Référence.
On nomme ce système : "régulation", "asservissement" ou "système cybernétique".
Une certaine mode consiste à utiliser l'appelation anglo-saxonne de "feedback". En français : rétro-action.
Cela veut dire qu'on ne retient de la complexité des systèmes régulés que le retour d'information effectué par
la mesure du résultat. Or, je me répète, le cœur du système, le plus important à savoir et à se rappeler pour
pouvoir comprendre, c'est le Comparateur..
4-Détermination de la Valeur de Référence.
Communiquer par la parole consiste à transmettre un message oral à un ou plusieurs interlocuteurs. Quand on parle, on
s'adresse
A quelqu'un. Ce quelqu'un est situé dans un environnement de niveau sonore donné et est
placé à une distance précise de celui qui parle.
Pour que le message puisse parvenir à l'interlocuteur-cible, qu'il l'entende et le comprenne, il faut que la voix
-support physique du message- ait une intensité suffisante pour dominer le bruit ambiant et franchir la distance
appelant-cible.
Nos deux oreilles sont les microphones qui mesurent le niveau du bruit ambiant.
La distance est mesurée grâce au télémètre optique constitué par nos deux yeux. Vous connaissez sans doute le
fonctionnement d'un appareil photo reflex. Lorsque vous faites la mise au point, vous visez le sujet et vous tournez
la bague de l'objectif jusqu'à ce que le sujet apparaisse net dans le viseur. Vous pouvez ensuite regarder sur la
bague, les repères indiquent la distance du sujet. Avec nos yeux, c'est pareil. Avant de parler, nous regardons notre
interlocuteur, nos yeux se règlent automatiquement pour voir notre interlocuteur nettement. Les réglages de nos yeux
sont ensuite utilisés par notre cerveau pour déterminer la distance de l'interlocuteur.
Le résultat de ces deux mesures, niveau de bruit ambiant et distance de l'interlocuteur, sont entrés dans un
CALCULATEUR. C'est ce Calculateur qui détermine la Valeur de Référence en fonction du niveau de bruit ambiant et de la
distance de l'interlocuteur. D'autres grandeurs peuvent influer sur la Valeur de Référence mais ces deux là sont les
plus déterminantes,
Lorsque nous parlons, le niveau sonore de notre voix ne dépend pas de notre volonté.
5-De l'efficacité
Pour pouvoir parler ou chanter sans effort, nos cordes vocales doivent être capables d'efficacité. Cette efficacité
est obtenue par des réglages précis de l'écartement et de la tension des cordes vocales.
La fatigue des muscles des cordes vocales entraine une incapacité à tendre nos cordes vocales qui s'écartent alors
au passage de l'air.
les réglages optima sont altérés, l'efficacité est perdue.
6-La boucle est fermée.
Toute perte d'efficacité des cordes vocales entraine une baisse de l'intensité de la voix. Le système de régulation
réagit donc normalement en augmentant l'énergie fournie jusqu'au rétablissement de l'équilibre du système,c'est-à-dire
jusqu'à ce que la voix retrouve l'intensité calculée. En vérité, cela se produit instantanément et on ne constate
aucune variation de l'intensité de la voix.
Dans le cas du surmenage vocal sévère, la perte d'efficacité est telle que l'énergie nécessaire dépasse les
possibilités physiques de la personne.
Le système va tenter de combler par la force la différence entre la possibilité et la nécessité en soufflant de l'air
sous forte pression sur les cordes vocales.
C'est ce qu'on appelle le forçage de la voix.
Ce forçage, s'exerçant sur des muscles déjà fatigués, va aggraver leur état de fatigue.
RECAPITULONS :
Le surmenage vocal sévère est un état de fatigue des muscles des cordes vocales qui entraine leur perte d'efficacité et
déclenche un forçage, lequel forçage provoque à son tour une nouvelle fatigue entrainant une perte d'efficacité
déclenchant un nouveau forçage, lequel forçage. . .
. . . et ainsi de suite, le processus fonctionne en boucle.
Le surmenage vocal sévère est un processus auto-entretenu, comme un serpent qui se mange la queue. Une fois déclenché,
il fonctionne tout seul et rien ne l'arrête.
Cela confirme que cette fatigue est bien anormale après deux semaines de repos vocal.Cela explique pourquoi on
diagnostique encore de la fatigue musculaire au bout d'un an de repos vocal.
7-L'organisme se protège.
Un muscle qui se fatigue perd de sa force. On appelle cela : hypotonie. Lorsque les muscles des cordes vocales perdent
de leur force, ils n'arrivent plus à les tendre suffisament pour qu'elles ne bougent plus au passage de l'air. Les
cordes vocales se mettent alors à osciller en exécutant un mouvement de corde tendue (voir illustration
Video
au ralenti sur image après avoir clicqué sur "Cordes Vocales").
Les mouvements d'oscillation des cordes vocales devraient normalement entrainer qu'elles se touchent, quelles
frottent l'une contre l'autre en provoquant une inflammation, puis des lésions.
Mais un autre phénomène apparait alors : les cartilages arythenoïdes sur lesquels sont attachées les cordes vocales
s'écartent automatiquement jusqu'à ce que les cordes vocales ne se touchent plus. Cela est dû au fait que certains
muscles qui commandent la position de ces cartilages se contractent automatiquement. Ce phénomène s'appelle un réflexe.
C'est le même phénomène qui nous fait retirer brusquement notre main lorsqu'elle touche une surface brûlante. On appelle
cela un réflexe de préservation ou de protection.
Le forçage de la voix sur des cordes vocales hypotoniques déclenche des réflexes de protection.
On peut remarquer que le fait d'écarter les arythenoïdes lors de la phonation va encore diminuer l'efficacité des
cordes vocales. En réaction, le système de régulation va encore augmenter le forçage, ce qui entrainera deux
conséquences :
- une augmentation de l'hypotonie,
- une augmentation des réflexes de protection (les cordes vocales vont s'écarter encore plus ).
Cette augmentation de l'intensité des réflexes va encore diminuer l'efficacité des cordes vocales et ainsi de suite . . .
Et voilà une deuxième boucle,.un deuxième serpent qui se mange la queue.
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REMARQUE
Dans le surmenage vocal sévère, on observe le déclenchement d'une véritable
cascade de réflexes
différents, mais aussi d'inhibitions. Seul ce réflexe d'écarter les cordes vocales provoque l'auto-entretien du
processus.Ce sont les autres réflexes et surtout les inhibitions qui génèrent les troubles associés.
8-Réflexes acquis.
Tous les jours, pendant des semaines et des mois, à chaque parole prononcée les réflexes de protection se déclenchent.
A force d'être répétés, les gestes réflexes sont inscrits en mémoire, ils finissent même par être mémorisés
comme les gestes normaux de la voix.
En conséquence, même si les muscles retrouvent leur tonus d'origine, la voix ne fonctionne toujours pas parce que le
larynx effectue maintenant les mauvais gestes car ils sont inscrits en mémoire comme les gestes normaux de la voix.
La cause a disparu, l'effet reste.
L'ennui est que ce geste réflexe, écarter les cordes vocales, a pour conséquence une perte d'efficacité entrainant un
forçage automatique, comme nous l'avons déjà vu. Et la voix se redéglingue encore, le processus est réactivé.
L'acquisition des réflexes de protection constitue donc une troisième boucle d'auto-entretien de la fatigue dans le
surmenage vocal sévère.
L'acquisition des réflexes de protection se produit au bout d'un certain temps :
le délai de mémorisation.
En pratique, on constate que cela survient dès les premiers quinze jours.
J'ai découvert l'importance du rôle des mécanismes de protection grâce aux observations fines et pertinentes de ma prof
de technique vocale de l'époque. Merci Geneviève.
9-Conjonction causale.
Nous avons maintenant une idée d'ensemble des phénomènes en jeu. Il s'agit donc d'un processus relativement complexe
comportant trois boucles d'auto-entretien. Ce processus est composé des éléments que nous avons vu précédemment. Parmi
ces éléments, seule l'hypotonie des muscles des cordes vocales présente un caractère pathologique; c'est-à dire maladif.
Tout le reste fonctionne logiquement, ce sont les conditions qui sont anormales :
- La perte d'efficacité des cordes vocales est une conséquence directe de l'hypotonie.
- Le forçage automatique est une réaction normale et prévisible du système de régulation.
- Les réflexes de protection sont des réactions de l'organisme bien connus pour ne pas être pathologiques.
- La mémorisation des gestes, l'apprentissage, sont des phénomènes biens connus eux aussi.
Le calculateur, le système de régulation, les réflexes et la mémoire sont des fonctions ou des caractéristiques normales
du système nerveux.
- Sans la fatigue vocale extrême, le processus ne se serait jamais déclenché. Avec la fatigue vocale seule, il ne se
serait jamais déclenché non plus.
- Sans un système nerveux fonctionnant normalement comme il est décrit, le processus ne se serait jamais déclenché.
Avec le système nerveux seul, il ne se serait jamais déclenché non plus.
C'est donc la réunion de la fatigue vocale extrême et du fonctionnement normal du système nerveux qui a déclenché ce
processus.
La CONJONCTION de la fatigue vocale extrême ET du fonctionnement normal du système nerveux est la CAUSE du processus
auto-entretenu du surmenage vocal sévère.
La fatigue vocale extrême du départ, qui a mis la victime dans cet état, n'est qu'une cause
déclenchante
Certaines altérations des muqueuses peuvent entrainer une perte d'efficacité des cordes vocales. Ces altérations peuvent
donc être également des causes déclenchantes du surmenage vocal sévère. C'est le cas du Reflux Gastrique. L'erreur
récurrente est alors de croire qu'il suffit de soigner le reflux gastrique ou tout autre problème pour que tout rentre
dans l'ordre. Non ! La aussi, le reflux gastrique n'est qu'une cause déclenchante. Le malade se retrouve avec DEUX
pathologies. Il faut traiter le surmenage vocal sévère de manière indépendante et spécifique.
Le médecin spécialiste du reflux gastrique s'appelle un
gastro-entérologue.
10-CONCLUSION
Conclusion A.
En réunissant les éléments du processus dans un diagramme, on obtient le modèle de l'illustration DIAGRAMME. Ceux qui
n'ont aucune notion d'algèbre de Boole pourront regarder auparavant le document "LOGIQUE"( cliquez sur "Logique",
puis sur "Diagramme")
Ce modèle a été établi en mai 1995 et, jusqu'à ce jour, il a parfaitement résisté à l'épreuve des faits. C'est-à-dire
que je me suis trompé à chaque fois que j'ai essayé d'agir en contradiction avec ce modèle. A l'inverse, c'est en
suivant scrupuleusement ce qu'indique ce modèle que j'ai réussi à m'en sortir et que je réussi aujourd'hui à vous
aider, mes chers camarades.
Le malmenage de la voix, le forçage vocal mais aussi l'utilisation intensive, entrainent au début une fatigue vocale
simple et normale qui disparait avec le repos. Le danger vient souvent lorsqu'on ne récupère pas et qu'on continue à
chanter ou à utiliser sa voix de manière intensive. Alors la fatigue vocale s'accumule de jour en jour. Elle finit par
dépasser un seuil qui déclenche le processus d'auto-entretien. Il faut parler alors de
surmenage vocal sévère.
Le seuil qui déclenche le processus d'auto-entretien est le degré de fatigue vocale où même la conversation de
proximité en tête -à-tête est devenue difficile et pénible.
La fatigue vocale est une chose normale et saine. C'est elle qui permet l'entretien du tonus musculaire. Mais à
condition de récupérer. Ce qui doit nous alerter, c'est de commencer à avoir des difficultés à parler. Hélas, bien
souvent, on a même pas le temps de les voir venir.
Lorsqu'on se fatigue en chantant, on peut s'arrêter de chanter pour se reposer la voix. Mais ce sont ces mêmes organes
fatigués que l'on utilise pour parler. Et, on ne peut pas ne pas parler car nous ne sommes pas, ou rarement, des
ermites, nous avons une vie sociale, professionnelle et familliale oû nous sommes obligés de parler.
On se fatigue la voix en chantant, mais c'est la voix parlée qui aggrave la situation.
Conclusion B
Lorsque l'on choisi d'être efficace pour résoudre un problème, on installe dans sa tête une représentation de la réalité
adaptée au type du problème rencontré.
Pour le problème qui nous préoccupe, la réalité s'appelle
instrument vocal.
L'instrument vocal est constitué d'une soufflerie (poumons, abdominaux, diaphragme), d'un générateur de son fondamental
(le larynx) et de résonateurs. Mais ce n'est pas tout. L'ensemble de ces trois composantes est géré, synchronisé et
contrôlé par un système que l'on nomme :
Système de Gestion de l'Instrument Vocal. Le calculateur et
le système de régulation en font partie.
Instrument Vocal = {Soufflerie + Générateur de Sons + Résonateurs} + Système de Gestion
Soufflerie + Générateur de Sons + Résonateurs = Partie Mécanique
Instrument Vocal = Partie Mécanique + Système de Gestion
La voix parlée et la voix chantée utilisent exactement la même
Partie Mécanique. Quand la voix chantée
est fatiguée, la voix parlée aussi. La différence entre la voix parlée et la voix chantée se situe dans le
Système de Gestion.Le Système de Gestion de la voix parlée est différent du Système de Gestion
de la voix chantée, ce n'est pas le même "logiciel".
Remarque: J'ai employé le mot "résonateur" pour ne pas alourdir le texte.
Ce mot de résonateur cache la réalité plus complexe d'
Amplification Acoustique composée d'une amplification
générale par adaptation d'impédance (pavillon) à laquelle s'ajoute des amplifications particulières (formants) par
résonateurs.
Mais on sort des limites de ce site web.
Conclusion C
Notre cerveau n'est pas un organe monobloc. Il est composé de parties différentes qui réalisent une très grande quantité
de tâches. L'une de ces tâches s'appelle la
communication, elle consiste à élaborer un message, à le
mettre en forme pour qu'il soit compris et à le faire parvenir à l'interlocuteur-cible. Cette fonction est extrèmement
puissante.
Lorsque la fatigue des muscles des cordes vocales ne permet même plus la réalisation d'une conversation de proximité
en tête-à-tête,
il n'existe pas de mécanisme pour alerter la fonction communication et la corriger. Ce
sont des réflexes et des inhibitions en cascade qui protègent alors les organes de la voix.
Il se produit un "Bras de Fer" entre la fonction communication qui veut absolument faire passer son message et les
mécanismes de protection.
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